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HEAT NOT BURN : UNE ALTERNATIVE À LA CIGARETTE ?

par admin
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Heat not burn (HNB) ou plus communément appelé « tabac chauffé » appartient à la nouvelle génération de produits proposée par l’industrie du tabac en réponse à une inquiétude générale concernant les méfaits du tabac. Ces nouveaux produits à « nocivité réduite » permettent de chauffer électriquement du tabac séché sans combustion en délivrant plus rapidement la nicotine dans l’organisme.

Situé entre la cigarette classique et le vaporisateur personnel, cet « entre-deux » est-il une solution de substitution viable sur le long terme ? Nouveau dispositif qui interpelle, nous vous proposerons ici une vision d’ensemble afin de mieux l’appréhender.

Pourquoi avoir imaginé le Heat not Burn ?

Face à un recul structurel du marché mondial de la cigarette de l’ordre de 2 à 3% par an, l’idée est de réinventer des alternatives plus saines au tabac. En effet, tout laisse à penser que la combustion du tabac et ses effets sur la santé n’offre plus une solution durable pour l’avenir et que l’offre dans ce domaine doit se diversifier.

Le « tabac chauffé » ne se présente pas comme un procédé de sevrage tabagique à l’exemple de la cigarette électronique. Il s’adresse à des fumeurs qui ne veulent pas ou ne peuvent pas arrêter le tabac. D’après les études de recherche et développement menées, le tabac chauffé procurerait un throat hit équivalent à la cigarette avec une délivrance de la nicotine aussi rapide que cette dernière.

Un dispositif moins dangereux mais jugé plus addictif

iqosLe principe du tabac chauffé repose sur une nouvelle mixture de tabac qui peut être chauffé électriquement à une température relativement basse (350°C contre 800°C pour une cigarette classique).

Le HNB est composé de deux parties : un appareil électronique avec un embout et des sticks de tabac. Une lame chauffante permet de chauffer directement le tabac que l’on active en appuyant sur un bouton.

Supprimer la combustion du tabac c’est éviter la création de substances toxiques pour l’organisme (goudron, gaz toxiques et métaux lourds principalement). Ainsi, les particules solides dans la fumée de tabac ne sont pas présentes dans la vapeur composée majoritairement d’eau, de glycérine et de nicotine.

En revanche, la dépendance à la nicotine du tabac chauffé est similaire à celui d’une cigarette classique. En effet, le HNB crée des pics de nicotine qui augmente considérablement le flux sanguin et qui suscite la dépendance. Inversement, on constate que les e-liquides mettent plus de temps à délivrer la nicotine.

Il est important aussi de mentionner que cette dépendance est souhaitable pour le lobbying du tabac. Dans une logique de rentabilité et pour éviter une perte nette par le fabricant, les cigarettes HNB doivent être tout aussi addictives que des cigarettes traditionnelles.

Le succès immédiat du HNB

L’attention portée à la cigarette électronique et le bruit sur son utilisation servent la cause du tabac chauffé. Les études scientifiques sont rares sinon internes et ne permettent pas d’avoir un réel aperçu sur les émissions des produits HNB. Ainsi, il est difficile de règlementer ce dispositif pour le moment qui bénéficie d’un vide juridique conséquent. Actuellement, seules les grandes compagnies et leurs départements de R&D réclament des fiches de sécurité pour anticiper très probablement les prochaines normes et rester maître sur le marché.

De plus, le produit se rapproche de celui des cigarettes classiques. On retrouve ainsi 20 sticks de tabac à chauffer que le fumeur pourra acheter tous les jours, comme à son habitude. A cela s’ajoute que le marketing n’est pas interdit : le packaging pourra porter la marque du fabricant à l’instar des paquets de cigarettes devenus neutres. Il sera possible de nouveau d’avoir accès à différents arômes à commencer par l’incontournable goût menthol.

 

Avec les produits HNB, nous pouvons nous attendre à l’avenir à de plus amples études sur le sujet. Ce dispositif profite aussi de l’essor du marché de la cigarette électronique et représente l’avenir des buralistes dans la recherche du « fumer plus sain ». Toutefois une étude indépendante menée par l’institut de Santé au travail de Lausanne sur l’IQOS a démontré qu’il y avait un processus de pyrolyse à l’origine de composés toxiques. Sujet a débat, le tabac chauffé devrait être considéré pour certains comme relevant des « produits du tabac ».

 

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